Sous ses mèches blondes. Sébastien Lannoy, c’est la gentillesse à l’état pure, la générosité, la simplicité.
Sébastien Lannoy est né au milieu des corons au pied des terrils, en plein bassin minier.
Biberonné à la musique – sa famille composait une grande partie de l’harmonie de Noyelles-sous-Lens -, il commence dès son plus jeune âge à donner de la voix. Il veut être chanteur quitte à déplaire à ses proches. Il le clame, le revendique de toute la force de sa petite voix de crécelle. Pas une fête de famille ne se passe sans que le jeune prodige ne monte sur la table pour fredonner.
      A 7 ans, il court déjà les radios crochet pour crier à la face du monde qu’il n’y a pas que les grands qui rêvent. On est alors en pleine Bruelmania. Il n’échappe pas au phénomène. Il se laisse aussi ébahir par certains refrains d’Aznavour ou de Brassens. Il ne comprend pas toujours tout aux paroles mais le frisson est là.
Lorsque les karaoké déboulent en force, Seb retrouve le goût des notes, la saveur du micro. Il entre alors dans sa vie d’adulte. S’il multiplie les petits boulots, la musique recommence à prendre une place primordiale dans un petit coin de sa tête
.     A 21 ans, il fait sa première télé sur une chaîne locale. Il met tout le monde KO avec son interprétation de l’Aigle noir. C’est à ce moment précis qu’a lieu le déclic. Séb noue aussitôt des contacts. Avec cette première équipe, il donne naissance à un premier single : Femme rêve. C’est le temps des galas, des premiers contrats. Peu importe la nature pourvu que le public est au rendez vous. Six mois plus tard, il lâche son job à la SNCF pour se consacrer entièrement à sa carrière de chanteur. S’il enchaîne les concerts, les choses ne vont pourtant pas assez vite à son goût. Il faudra d’ailleurs patienter jusqu’en février 2004 pour que sorte enfin le deuxième single, Sevilla.
       Mais l’attente n’aura pas été vaine. Cet opus lui ouvre les portes d’une émission télévisée et d’une notoriété plus que méritée. Mais Sébastien n’aime pas les petites cases et encore moins les étiquettes qu’on voudrait lui coller. Il accepte de commercialiser Comme à Cuba en octobre 2004 mais abandonne la tournée de l’émission pour se consacrer pleinement à l’élaboration de son premier album.
      Après un an de galère, Retiens moi voit le jour. Exit les rythmes latino. Plus pop, plus rock, cet album franco-québecois lui ressemble enfin. Et pour son baptême, le 6 janvier 2006, Sébastien Lannoy s’est offert la scène du Trianon à Paris. Sa notoriété dépasse désormais les frontières de la région. Doucement mais sûrement, Sébastien Lannoy a donné corps à son rêve. Fier aujourd’hui d’exercer ce qui lui semblait sa seule issue, le plus beau métier du monde : chanteur.                                                                                                 Virginie